Histoire

Lieu de spiritualité en Bas Languedoc

un Prieuré d'exception

Les Alquier de Corneilhan, prestigieux lignage aristocratique du Biterrois, fondent le prieuré de Cassan, le 12 mars 1080, pour six chanoines ayant quitté le Chapitre cathédral Saint-Nazaire de Béziers, alors décadent.

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Le second prieur, saint Guiraud (1106-1121), fait édifier un nouveau monastère et une nouvelle prieurale, solennellement consacrée le 6 octobre 1115, et bâtir en 1118 un hôpital-hôtellerie pour les nombreux pèlerins de passage, les pauvres et les malades.
Il augmente grandement les richesses et la renommée du prieuré, qui devient l’un des phares de la spiritualité en Bas-Languedoc.

Nécropole illustre, Sainte-Marie de Cassan abrite les sépultures de célèbres prélats, de seigneurs et des Trencavel, vicomtes de Béziers.

Au plan religieux, le pape Innocent III lui confère l’exemption en 1216, le plaçant ainsi sous la protection directe du Siège apostolique, hors de la juridiction des évêques de Béziers.

Au plan temporel, le prieuré entre dans la vassalité du roi de France dès 1268, ce qui lui confère une protection supplémentaire, largement augmentée en 1335, lorsque le roi Philippe VI de Valois lui accorde privilège de protection et sauvegarde royales.

Il est rattaché en 1364 par le pape Urbain V à l’ordre des chanoines de Saint-Ruf d’Avignon puis de Valence, enfin en 1670 à la gravure XVIIIeCongrégation de France, dirigée par la puissante abbaye Sainte-Geneviève de Paris.

Durant la Révolution, le monastère fermé puis vendu avec son domaine, en 1791, à Marc Antoine Thomas Mérigeaux, avocat piscénois et député, prend dès lors l’appellation laïque de « Château de Cassan ».

Aux XIXe et XXe siècles, plusieurs familles de châtelains se succèdent avant que le château ne soit acheté par l’État pour devenir Collège d’Enseignement Technique des Arts Ménagers (1947-1975) puis Centre de Réinsertion des Travailleurs Français d’Outre-mer (1975-1985).

À partir de 1994, il repasse dans le domaine privé et va connaître deux propriétaires successifs, jusqu’à son acquisition en 2002 par la société SERCIB France.

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Article de Serge Sotos, extrait de la publication « mémoires d’une communauté » © Les Arts Vailhan.

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